L’ALOE VERA BARBADENSIS

ANTIQUITÉ

Les vertus curatives de l'Aloès étaient déjà bien connues dans l'Antiquité. Expériences, observations, témoignages et récits légendaires parsèment sa fabuleuse histoire. Il semblerait que ce soit sur les tablettes d'argile des Sumériens, que l'on trouve la première allusion à l'usage thérapeutique de l'Aloès. Les Babyloniens l'utilisaient contre la paresse d'estomac.

Pour les Indous, l'Aloès figure en bonne place parmi les plantes secrètes, qu’ils surnomment «le guérisseur silencieux».

 

ÉGYPTE ANCIENNE

Le Livre égyptien des remèdes du fameux Papyrus Ebers (15ème siècle av. J.-C.) fait également mention de l'Aloès parmi des formules de guérison remontant peut-être au IIIème millénaire avant notre ère.

Les pharaons le considéraient comme un élixir de longue vie.

Chez les anciens Égyptiens, l'Aloès avait la réputation de garder aux femmes leur beauté et leur éclat.

On dit que les yeux de Cléopâtre devaient beaucoup de leur légendaire éclat à un collyre à base d'Aloès.

Que le secret de la beauté de la peau et du teint de Néfertiti résidait dans ses bains quotidiens de lait d'ânesse et de pulpe d'Aloès.

GRECE ET ROME

Pour les Grecs, l'Aloès symbolisait la beauté, la patience, la fortune et la santé.

Dans ses traités, Hippocrate décrit quelques propriétés curatives de l'Aloès : repousse des cheveux, guérison des tumeurs, soulagement des dysenteries et des maux d'estomac.

Vers 330 avant J.-C., Alexandre le Grand est blessé au siège de Gaza ; un prêtre envoyé par le célèbre Aristote, l'oignit d'une huile à base d'Aloès , qui le guérit de sa plaie.

Pour de nombreux orientaux, l'huile d'Aloès a la réputation de procurer la sagesse et l'immortalité.

ORIENT ET AFRIQUE

Les bédouins de la péninsule arabique et les guerriers touareg du Sahara connaissent les vertus de l'Aloès qu'ils appellent «lys du désert».

Pour protéger leurs demeures, les habitants de Mésopotamie ornaient leurs portes de feuilles d'Aloès.

Le Livre des Merveilles de Marco Polo est une initiation aux vertus médicinales et aux pouvoirs du chanvre et de l'Aloès qui faisait partie de l'enseignement des Ismaéliens.

La médecine de l'Inde tint également l'Aloès en haute estime, en tant que plante majeure de sa pharmacopée. Considéré comme plante sacrée.

 

MOYEN ÂGE ET RENAISSANCE

Dans un célèbre ouvrage de médecine de l'École de Salerne, Constantin l'Africain et ses disciples accordent une place de choix aux vertus thérapeutiques de l'Aloès. Robert Dehin, dans son livre Le Docteur vert ou Docteur Aloès, rapporte ces vers fameux dédiés à la plante fétiche:

« Il sèche une blessure, il ravive la chair.»

Dans la Bible, on en trouve la trace dans plusieurs Livres sacrés : (Nombres, Cantique des Cantiques, Évangiles).

 

Au 15ème siècle, Christophe COLOMB écrivait que quatre plantes sont indispensables à l’homme

:

Le blé qui nourrit

La vigne qui réjouit son cœur

L’olive qui harmonise

L’Aloès qui soigne.

 

Au Mexique, un moine Franciscain mélange Aloé et miel ce qui améliore les effets de la mixture, faisant ainsi parler de miracle. La science moderne a permis de montrer que ce mélange potentialise l’effet de l’Aloé.